La chiropratique pour les femmes enceintes

La grossesse est une expérience formidable mais aussi un moment important dans la vie d’une femme tant d’un point de vue psychologique que structurel.

Malgré les désagréments qu’elles comprennent, les modifications physiologiques de la grossesse sont bénéfiques afin de permettre une bonne adaptation et une préparation de la mère à l’accouchement et le développement du futur bébé.

Zoom sur quelques modifications générales lors de la grossesse :

  • Prise de poids de 9 à 18 kilos
  • Augmentation du travail cardiaque (augmentation du débit et de la fréquence cardiaque via l’augmentation en œstrogène et en aldostérone (créant une rétention hydrosodée et induisant une vasodilatation artérielle)
  • Augmentation de la pression veineuse au niveau des membres inférieurs favorisant les œdèmes et les varices (par compression des gros vaisseaux notamment de  la veine cave inférieure par l’utérus gravide (i.e qui porte un embryon et qui de ce fait passe de 6.5cm de longueur à 33 cm à terme avec un poids moyen d’un kilo deux cent) principalement en position de décubitus (i.e position allongée sur le dos)
  • Augmentation du flux sanguin dans les seins et dans les mains (x6)
  • Augmentation de la taille (+1cm) et du poids des reins (+45g)
  • Diminution de la glycémie et augmentation de la sécrétion d’insuline
  • Diminution de l’adrénaline et de la noradrénaline

Pathologies « normales » découlant de la grossesse :

  • Aversion alimentaire, diminution de la soif
  • Somnolence, fatigue, baisse de la qualité du sommeil
  • Anxiété
  • Goitre présent chez 50 % des femmes enceintes (phénomène normal d’hypertrophie de la glande thyroïde pour maintenir une bonne production hormonale)
  • Nausées, vomissements entre la 4èmeet la 12ème SA présentes chez 40 à 90% des futures mamans
  • Pyrosis (i.e sensations de brûlures partant de l’estomac et remontant à la gorge accompagnées bien volontiers de régurgitations) dès la fin du 1er trimestre de grossesse chez 80% des femmes enceintes. Ce phénomène est dû à un ralentissement du transit gastrique et à une diminution du tonus du cardia (partie entre l’œsophage et l’estomac).
  • Constipations (augmentation du temps de vidange de l’estomac, augmentation du temps de transit au niveau de la vésicule biliaire, du colon et de l’intestin)
  • Vergetures (dues à la fragilisation des fibres de collagène et à l’élastine) chez 90% des femmes enceintes au 3èmetrimestre

Modifications au niveau locomoteur :

De par une prise de poids globale, l’équilibre de la femme enceinte se modifie. Ces nouvelles contraintes créent une hyperflexion du rachis déplaçant ainsi le centre de gravité du corps (notamment au 3ème trimestre de grossesse).

Déséquilibre postural induit par la grossesse

Ces remaniements peuvent occasionner des douleurs ou des inconforts pendant la grossesse mais ils ne sont pas les seuls. En effet, la relaxine joue aussi un rôle essentiel ….

Point sur la relaxine :

La relaxine est une hormone produite par l’endomètre, l’utérus et les glandes mammaires afin d’accroitre la laxité ligamentaire. Pendant la grossesse, sa concentration est multipliée par dix.

De par son effet indispensable sur l’écartement de la symphyse pubienne et sur la mobilité des articulations sacro iliaques, elle facilite ainsi l’accouchement par voie basse en augmentant le diamètre du petit bassin.

Cependant, son action ne se réduit pas qu’à l’appareil reproducteur mais elle se porte aussi au niveau des tissus conjonctifs, des ligaments et des tendons.

C’est pourquoi, plusieurs douleurs peuvent apparaître pendant la grossesse que ce soit au niveau vertébral ou articulaire.

Parmi celles-ci, on retrouve majoritairement :

 

  • des douleurs inter scapulaires (zone comprise entre les omoplates)
  • des névralgies intercostales (douleurs au niveau du thorax suivant le trajet d’une côte)
  • des douleurs costales
  • des douleurs basses lombaires ou sacro iliaques
  • des sciatalgies (compression du nerf sciatique par la pression du muscle pyramidal sur ce-dernier ou encore par hernie discale)
  • des douleurs au niveau de l’aine, du pubis ou des hanches
  • des douleurs fessières ou au niveau du coccyx
  • douleurs dues à un syndrome du canal carpien ou à une maladie de De Quervain (douleurs au niveau du pouce)
  • des méralgies paresthésiques (perte de sensation au niveau de la cuisse)
  • des entorses de chevilles

 

Pourquoi la chiropraxie ?

 

Les femmes enceintes ne pouvant pas avoir recours aux traitements médicamenteux classiques allopathiques, la chiropratique est une alternative naturelle, fiable et sécuritaire aux douleurs induites pendant la grossesse.

 De par des techniques appropriées pour la femme enceinte, une table épousant la forme de ces dernières ou encore des coussins de maternité, la chiropratique offre une approche globale et spécifique de la femme enceinte tout en douceur. 

 Agissant sur tous les troubles de l’appareil locomoteur vus précédemment mais aussi sur les troubles du sommeil, la constipation, les nausées etc… la chiropratique est préconisée pendant la grossesse en complément du suivi gynécologique.

 Par ailleurs, la chiropraxie diminue les contraintes intra utérines et permet donc d’optimiser la croissance du bébé in utéro dans une position confortable et un espace optimal. En effet, à mesure que le fœtus se développe, l’utérus s’agrandit  et les ligaments qui le soutiennent sont alors trop tendus si l’on dénote un déséquilibre au niveau du squelette. Ce sont ces tensions anormales qui créent des contraintes intra utérines trop importantes, limitant ainsi l’espace disponible qu’a le bébé pour  se développer. Ces dernières peuvent empêcher le bébé de se retourner à terme et peuvent créer d’autres problèmes de santé que l’on retrouvera après la naissance tels que des torticolis dits « congénitaux ».

 C’est pourquoi, les techniques chiropratiques comptent parmi elles une technique non invasive de renversement en cas de siège en agissant à distance du bébé sur des ligaments et sur la position de la colonne vertébrale et du bassin.

 

En résumé,

 

La chiropratique permet la diminution de 75% des douleurs et inconforts de la grossesse en évinçant les dysfonctions vertébrales qui affectent le bon fonctionnement du système nerveux de la femme enceinte. Elle facilite l’accouchement, tout en créant un espace et un confort de vie optimal pour la maman et le bébé.  

 Sa prise en charge est sans danger et comprend des ajustements indolores, des étirements ligamentaires, des détentes musculaires mais aussi des exercices et des conseils adaptés avant, pendant ainsi qu’après l’arrivée du bébé tant attendu.

 

 

 

Place à la recherche :

 

La chiropratique permet :

 

  • Une diminution des douleurs de l’accouchement en raccourcissant le temps de travail. Selon une étude (1)  présentée  en 1991 au « World Chiropractic Congress », la durée de l’accouchement pour les femmes primipares qui reçoivent des soins chiropratiques est en moyenne 24% plus courte que pour les femmes qui ne sont pas sous soins chiropratiques. Celles ayant déjà eu des enfants bénéficient d’un accouchement 39% plus court en comparaison avec les sujets contrôles.
  • Une diminution des douleurs au dos durant la grossesse et l’accouchement.
    Selon une autre publication (2), 84 % des patientes ayant reçu des ajustements chiropratiques ont mentionné avoir eu un soulagement des douleurs au bas du dos durant leur grossesse. Elles ont également moins ressenti de douleurs au dos lors des contractions lorsque les soins chiropratiques ont été entrepris durant la grossesse.
  • Une diminution des douleurs sacro iliaques « Suite à une thérapie de manipulations (ajustements chiropratiques), 10 femmes sur 11 (91%) ont obtenu un soulagement de leurs douleurs et n’ont plus montré de signes de subluxation sacro-iliaque » (3)
Enfin, l’efficacité des soins chiropratiques est démontrée comme étant sans danger et de bonne augure jusqu’au moment de l’accouchement. (4)

Point alimentation :

  • Supplémentation en fer à partir de la 28èmeSA, en folates (vitamine B9) : augmenter l’apport de mâche, cresson, épinard, poix chiche, noix
  • Supplémentation en poisson, œuf, sel enrichi en iode pour prévenir l’apparition d’un goitre
  • Diminuer le café, le thé, le coca
  • Diminuer le soja et les aliments dérivés du soja (tofu, lait et dessert à base de soja …) car ils sont phyto oestrogéniques et peuvent donc mettre en danger le futur bébé
  • Supprimer l’alcool, le tabac, la drogue et l’aspartam
  • Éviter les aliments crus et bien laver les crudités
  • Ne pas prendre de médicaments sans avis médical

Point locomoteur :

  • Dormir sur le côté gauche pour diminuer la pression induite par l’utérus dès la 24èmeSA sur la veine cave inférieure et, de ce fait, réduire le risque de diminution de retour veineux
  • Éviter les fauteuils mous et profonds
  • Marcher avec des chaussures confortables et souples mais avec un talon large, de moins de 3cm et bien stable (afin de prévenir le risque d’entorses dues au relâchement ligamentaire induit par la relaxine)
  • Suivi gynécologique et chiropratique régulier

Après la grossesse :

  • Rééducation périnéale pour diminuer le risque d’incontinence urinaire post partum (dû à la faiblesse du plancher pelvien)

Bibliographie :

(1) Fallon J; The effect of chiropractic treatment on pregnancy and labor : a comprehensive study. Proceedings of the World Chiropratic Congress, 1991; 24-31.

(2) Diakow PR, Gadsby TA, Gadsby JB, Gleddie JG, Leprich DJ, Scales AM. Back pain during pregnancy and labor. J Manipulative Physiol Ther 1991; 14(2):116-8

(3) Fam Prac Res J 1991; 11:149-15

(4) Penna M; Ptegnancy and chiropractic care. ACA J of Chiropr 1989; 26(11): 31-3

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